BIBLIOGRAPHIE

Alexandre Alekhine 1892/1946

Alexandre Alekhine est né le 31 octobre 1892, à Moscou d’un père maréchal de noblesse et membre de la douma et d’une mère issue de la bourgeoisie industrielle moscovite. Alekhine fit ses études à la Haute école impériale de droit de Petrograd.
Très tôt, il étudie très sérieusement les ouvertures et remet en question certaines phases du jeu. Il ne remporte cependant son premier succès qu’à l’âge de 20 ans à Stockholm. Il se fait réellement remarqué en 1914 à St-Petersbourg il se classe 3ème derrière Lasker et Capablanca. Cette année voit aussi pour Alekhine la fin de ses études et son entrée au ministère des Affaires étrangères de Russie. Sa carrière fut de courte durée en raison de la première guerre mondiale. Ses occupations durant la guerre sont sujettes à controverses, mais il semblerait qu’il se soit porté volontaire pour la Croix-Rouge. Il aurait reçu, à ce titre, l’insigne de la Croix-Rouge, la croix militaire de Saint-Stanislas et la croix de Saint-George. A cause de la révolution bolchevique de 1917, Alekhine s’exila à Paris à la fin de la guerre.
Soutenu alors par ses proches et sa fortune familiale, Alekhine se consacre aux échecs et multiplie les tournois européens. Son style se caractérise alors surtout par un sérieux et une envie  » d’aller au fond des choses  » peu commune. Refusant les théories toutes faites, Alekhine étudie et approfondit chaque phase de jeu à sa manière. Il enrichit ainsi bon nombre d’ouvertures existantes par ses idées novatrices, confirmant, réfutant ou réhabilitant des ouvertures  » classées sans suite  » par les théoriciens de l’époque. Pour Alekhine, les échecs ne se comprenaient ni comme un sport, ni comme une science mais bel et bien avant tout comme un art.
Il fit sensation à Paris en 1925 en battant le record du monde du nombre de parties jouées simultanément en aveugle (28 avec 22 gains, 3 nulles et 3 défaites).
Alekhine affronta en 1927 Capablanca  » l’invincible  » pour le titre de champion du monde. Les règles de l’époque exigeaient six parties gagnées pour remporter le titre. Ce fut un véritable marathon qui opposa les deux joueurs. Il fallut 34 parties et 2 mois et demi pour les départager. Alekhine sortit victorieux de ce terrible duel et devint ainsi champion du monde.
A la suite de cette brillante victoire Alekhine évita soigneusement Capablanca et choisit pour challenger Bogolioubov (outre Capablanca, Nimzovitch et Rubinstein autres challengers possibles ne purent se présenter pour des raisons financières).
Il conserva donc son titre relativement facilement en 1929 (11 victoires, 9 nulles et 5 défaites), puis en 1934 (8 victoires, 3 défaites, 15 nulles) contre le même Bogolioubov.
En 1935, Alekhine remit son titre en jeu contre un jeune hollandais Machgielis(Max) Euwe. A la surprise générale, le titre revient à Euwe sur le score serré de 15,5 à 14,5 pour le hollandais.
Après un passage à vide et une consommation abusive de tabac et d’alcool, Alekhine prend, en octobre 1937 une revanche éclatante sur Euwe (11 victoires, 11 nulles, 4 défaites).
Alekhine reprenait donc sa couronne. Suivent deux années en dents de scie et la guerre. Le Russe s’installe en France puis en Espagne et enfin au Portugal. En 1946 il accepte de remettre son titre en jeu face à la nouvelle étoile soviétique, Botvinnik. Mais le match n’aura jamais lieu. Alexandre Alekhine meurt le 24 mars 1946.
Alekhine est véritablement rentré dans la légende par son ingéniosité qui force le respect de tous. En hommage, citons, Tartacover :  » Le jeu d’Alekhine est lumineux comme le soleil. Plus que tout autre maître, cet éternel adepte du Sturm und Drang représente la force du xxème siècle échiquéen ; on doit signaler, comme caractéristique de son style, cette imagination inépuisable, qui lui permet de maintenir toutes ses parties à une tension constante de 1000 volts « .

( source —–> LEGENDEDESPIECES )

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